Le 3 août, on t'avait dit : « Google Ads reste volontairement en pause le temps qu'on analyse les données des campagnes passées. » C'est fait. On a rouvert les deux comptes ce matin, relevé les chiffres réels et construit un plan complet, qui t'attend dans ton espace client.
D'abord, l'état réel de tes 2 comptes ce matin
- Rien ne tourne depuis la mi-juillet. Le premier compte est en veille faute de solde : Google demande un paiement pour redémarrer. La campagne est toujours plafonnée à 1 €/jour.
- Le second compte n'a jamais diffusé. Google réclame la validation d'identité de l'annonceur. Une campagne « Head Spa Bordeaux » y a été créée entre-temps, mais elle n'a pas envoyé une seule annonce.
- Et surtout : rien n'est mesuré. Aucun objectif de conversion n'est configuré. Concrètement, les 528 clics déjà payés depuis mars n'ont jamais pu être reliés à un rendez-vous. C'est le point qu'on règle en premier.
Ce qu'on propose de pousser, et pourquoi
- Le Head Spa d'abord. 2 400 recherches par mois sur « head spa bordeaux », le clic à 0,56 €, et (c'est le point rare) aucun concurrent identifié à Cenon, Lormont ou Floirac. Tu es de fait le head spa de la rive droite, et personne n'enchérit en face.
- Les massages ensuite. 6 600 recherches sur « massage bordeaux », 1 000 sur « massage duo bordeaux ». C'est ton pôle le plus rentable : au Temple, le panier moyen est de ~67 € contre ~34 € de l'autre côté.
- Pas les extensions de cils : et c'est volontaire. Marge interne autour de 8 %, marché saturé avec des promos à 50 € à Cenon même : on ne paie pas Google pour vendre à perte. Les cils restent ton moteur de fidélisation, pas une cible d'acquisition payante.
- Une liste d'exclusions dès le départ. Le marché « massage » à Bordeaux est encombré de recherches qui ne sont pas ton métier : naturiste, tantrique, thaï, hammam, formation, à domicile. Sans exclusions, une bonne partie d'un petit budget part là-dedans.
Le budget · volontairement bas pour commencer
On te propose d'apprendre avant de dépenser : 5 €/jour pendant 3 semaines, puis 8 €/jour si les chiffres le permettent. Soit 273 € sur 6 semaines, et une recharge de 300 € qui couvre l'ensemble. Trois portes de décision sont écrites à l'avance :
- 7 septembre : la mesure remonte-t-elle vraiment ? Si non, on suspend et on répare : on ne dépense pas dans le noir.
- 14 septembre : clic à moins de 0,60 € et au moins 3 % de transformation ? Alors on passe à 8 €/jour. Sinon on reste à 5 € et on corrige : la correction est gratuite, l'accélération ne l'est pas.
- Mi-octobre : si une nouvelle cliente nous coûte plus de 36 €, on arrête et on remet ce budget sur tes fiches Google et la réactivation, qui coûtent moins cher au rendez-vous. En dessous de 24 €, on monte.
Pourquoi écrire la règle d'arrêt maintenant ? Parce qu'il est beaucoup plus difficile de décider d'arrêter quand on regarde une campagne dans laquelle on a déjà mis de l'argent. Autant fixer le seuil à froid, aujourd'hui, pendant que personne n'y est attaché.
Un chiffre pour situer l'enjeu : au Temple, le massage est réalisé par ta masseuse salariée, dont le salaire est payé qu'il y ait quelqu'un en cabine ou non. Un massage à 90 € laisse 75 € hors taxes, et l'huile et le linge coûtent environ 2,50 € : un créneau vide qui se remplit rapporte donc ~72,50 €. La règle qu'on s'applique est de ne pas dépenser plus du tiers de cette marge pour faire venir la cliente, soit ~24 € par rendez-vous. Avec les coûts de clic constatés, on est autour de 13 € : on a un facteur 2 de sécurité, ce qui rend le test raisonnable.
Ce raisonnement tient tant qu'il y a de la place dans l'agenda : et il y en a : d'après tes chiffres de caisse, l'activité massage occupe environ 19 % du temps de travail annuel d'un temps plein, et l'ensemble du Temple environ 45 %. Plus de la moitié de la capacité que tu payes déjà n'est pas vendue. C'est précisément ce que la campagne va chercher à combler, en visant en priorité les heures creuses.